22/03/2015

50 Francs Hercules

Pièces argent investissement Effigie : Hercule
Pureté/titre : 900‰
Poids : 30 gr.
Diamètre : 41mm
Début de frappe : 1974 Fin de frappe : 1980
Quantité frappée : 12.030.200
Valeur faciale : 50 FRANCS

Publié dans Métaux précieux |

Immobilier : la pierre s'impose

acheter logement.png

Rien ne paraît avoir changé depuis 1954. on continue imperturbablement de dénoncer la crise du logement. Et pourtant, on construit aujourd'hui davantage qu'il ne serait nécessaire pour satisfaire les besoins : l'Insee évalue ceux-ci à 300 000 logements par an. 360 000 sont sortis de terre l'an dernier. Effet de rattrapage sans doute après un redémarrage difficile, alors que les programmes se vendent comme des petits pains et qu'il n'y a pas de stocks. Avec une constante : le problème de donner un toit à chacun est toujours aussi mal résolu. Le nombre de logements vides est toujours aussi élevé et tourne autour de 2 millions. Il rejoint le nombre des mal logés, que l'on estime parfois à 3 millions, en comptant aussi les nomades et les clandestins. L'inadéquation entre l'offre et la demande est patente. Elle n'a peut-être jamais été aussi forte. En dehors des prix et du pouvoir d'achat, deux considérations jouent un rôle primordial : la démographie et la géographie.


La France se situe désormais parmi les pays d'Europe où la natalité est la plus élevée. Avec 800 000 naissances par an, face à 540 000 décès, elle est dans une situation beaucoup plus favorable que l'Allemagne ou l'Italie. En tenant compte de l'immigration, le nombre de ses habitants augmente de 300 000 par an. Mais la population n'évolue pas à l'instar des générations précédentes. On assiste à une véritable explosion du nombre des ménages, qui augmente trois fois plus vite que ne l'exigerait la simple perpétuation du modèle de société. Les causes en sont bien connues : accélération des divorces, qui concernent en moyenne un couple sur deux en région parisienne, après trois ans de mariage ; développement des familles monoparentales, estimées à 2 millions ; vieillissement de la population, qui crée des besoins nouveaux en raison des handicaps et des infirmités qui apparaissent avec l'âge. Les plus anciens conservent leurs appartements, bien au-delà des limites passées, l'espérance de vie progressant en moyenne de 3 mois par an. Les bouleversements qui affectent les foyers plus jeunes suscitent des besoins de logements supplémentaires.


Seconde raison : la géographie. La célèbre opposition entre Paris et le désert français dénoncée par l'économiste Jean-François Gravier dès 1947 est de plus en plus démentie par les faits. Tandis que la population de l'Ile-de-France a tendance à diminuer légèrement, celle du Languedoc-Roussillon progresse deux fois et demie plus vite que la moyenne. L'évolution des prix de l'immobilier illustre parfaitement le changement. Les statistiques de la Fnaim montrent qu'au cours des dix dernières années, cette région a tenu le palmarès de la hausse des prix devant la Bretagne, la Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées, témoignant ainsi de l'attraction exercée par les activités industrielles ou le tourisme. On a vu aussi le TGV tracer un sillon de hausses des prix sur son trajet, ce qui conduit certains investisseurs précautionneux à s'intéresser au tracé de la future ligne Paris-Strasbourg. Rien ne permet pour l'instant d'entrevoir une pause pour les régions précédemment citées, car toutes les études indiquent qu'elles vont continuer à recevoir des populations supplémentaires. En revanche, l'Ile-de-France serait concernée par une certaine stagnation. Au demeurant, les appartements ne sont guère plus chers aujourd'hui à Paris qu'il y a quinze ans en monnaie constante, reflétant ainsi l'évolution de la démographie.


Faut-il encore investir dans la pierre ?


Les Français continuent de répondre oui, malgré les hausses considérables qui sont intervenues depuis une décennie. La hausse cumulée représente 110% par rapport aux points bas enregistrés en 1995 avec des records de transaction entre 2001 et 2004 portant sur 600 000 transactions par an dans l'ancien. Il est vrai que les taux d'intérêt ont été divisés par deux depuis dix ans, ce qui constituait le meilleur attrait pour s'endetter. Le crédit à l'habitat a fait un bond de géant, passant de 237 à 437 milliards d'euros pendant cette période, reflétant pour une large partie la hausse des prix. Le taux d'endettement global des ménages dépasse désormais 60% du revenu. Le pourcentage de propriétaires n'a que faiblement progressé : il est de 57%, contre une moyenne de 65% en Europe. La France a donc encore des progrès à accomplir. Mais l'alourdissement de la charge crée un handicap, même si les acquéreurs n'en ont pas toujours conscience puisque la dette s'étale bien souvent sur dix-sept ans.

L'acquisition d'un logement représente pour la moyenne des ménages quatre années et demie de revenu disponible avant impôt pour un appartement de 90 mètres carrés acheté au début de 2005. Dix ans plus tôt, elle représentait trois années et demie de revenus seulement. Aujourd'hui, la demande se replie dans l'ancien dans la capitale. La hausse ralentit : elle a atteint 9,5% sur un an au deuxième trimestre, contre 13,5% au premier trimestre et 15,5% sur la moyenne de l'année 2013. Compte tenu des tendances les plus récentes, le candidat au logement doit se montrer prudent en matière d'acquisition : il a plutôt avantage à louer dans Paris, où des premiers signes de diminution des loyers sont apparus, alors que ce n'est pas le cas dans toute l'Ile-de-France. En revanche, en province, à condition de résider dans des régions de-venues locomotives, comme celles qui ont été citées plus haut, l'accession à la propriété peut encore se révéler un bon placement, car le rattrapage des prix par rapport à la région parisienne est loin d'être achevé. On peut profiter en outre de taux d'intérêt très bas, autour de 3,5%, tout compris, alors qu'un mouvement de relèvement du loyer de l'argent se profile à l'horizon au début de l'année 2016.


Pour l'investisseur, la rentabilité d'un placement dans l'immobilier s'est amenuisée, compte tenu de l'alourdissement des charges, mais le rendement à Paris reste encore comparable à celui des emprunts d’état, qui ont considérablement diminué, à 4,5%. Ces dernières années, le principal investissement concernait «le Robien» : un placement pierre représentant la moitié de la construction de logements, mais dont le succès a mis en lumière les excès qui peuvent être commis avec un projet qui est avant tout une enveloppe fiscale. On a fini par construire des logements dans des zones où il n'y avait pas de demande et où le propriétaire ne peut procéder à des déductions faute de locataire, alors que des appartements flambant neufs restent sur le marché, disponibles ! Le gouvernement avait compris la nécessité de réformer le système, mais en plaçant le Robien au sein du dispositif de plafonnement de 8 000 euros dans le projet de loi de finances pour 2006, il risque de lui porter un coup sévère. D'autant que où la reprise du marché boursier pourrait redonner du lustre aux actions chez des épargnants réticents depuis le krach de 2008, mais qui commencent à croire à la solidité d'un mouvement de hausse qui dure depuis plus de deux ans, dans un contexte où les entreprises ont retrouvé une bonne santé et alors qu'il n'existe guère de placements alternatifs, en dehors des métaux précieux ou des œuvres d'art.

Publié dans Economie |

03/11/2013

Le changement climatique en débat.

Quel est l'avenir climatique du vaisseau Terre ? 350 scientifiques et responsables gouvernementaux participent à la vingtième réunion plénière du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec, IPCC en anglais) qui se tient pour la première fois à Paris, au siège de l'Unesco. Au menu : la préparation du quatrième rapport d'évaluation sur le changement climatique. Ce document mettra notamment l'accent sur les incidences régionales du changement climatique prédit par le Giec.

Il y a deux ans, dans son précédent rapport, le Giec prévoyait une augmentation de la température moyenne du globe comprise entre 1,4 et 5,8 °C en 2100 par rapport à son niveau de 1990, et une élévation du niveau de la mer de 9 à 88 centimètres sur la même période. Avec à la clé des conséquences «irréversibles» pour la santé publique, l'économie et l'environnement. En outre, cette institution onusienne, qui ne conduit pas elle-même de recherches mais s'appuie sur les travaux de milliers de scientifiques à travers le monde, affirmait avoir établi un lien entre le réchauffement des cinquante dernières années et les rejets de gaz à effet de serre (gaz carbonique ou CO2, méthane, etc.).
«militants de la planète» rassemblés devant lui. «Le rôle du scientifique est d'éclairer les choix du politique et de l'alerter pour que l'irréversible ne soit jamais atteint, a-t-il déclaré. Grâce à vos travaux, menés en toute indépendance, la question du changement climatique est l'un des rares domaines où les gouvernements peuvent s'appuyer sur une analyse scientifique consensuelle.»

Consensuelle mais pas unanime. Yves Lenoir, chercheur à l'École nationale supérieure des mines de Paris, fustige la «machinerie climatocratique» du Giec et critique ses prédictions «entachées de graves incertitudes». Pour ce scientifique, d'autres paramètres comme le cycle de l'eau ou les variations de l'activité solaire doivent être mieux pris en compte si l'on veut prédire de manière satisfaisante l'évolution du climat à long terme. Surtout, Yves Lenoir refuse de céder au catastrophisme ambiant. Il n'est pas le seul. «La Terre se réchauffe, et alors ?», lançait en septembre 2001, lors de la 4e conférence internationale sur le cycle global de l'énergie et de l'eau (Gewex), Pierre Morel, chercheur à l'université du Maryland (États-Unis) et ancien directeur du programme mondial de recherche sur le climat, entre 1982 et 1994 (1). Il est un fait qu'au cours des derniers millénaires, l'humanité a davantage pâti des périodes de refroidissement, synonymes de famines et d'hécatombes effroyables, que des périodes chaudes, qui correspondent toutes à des âges d'or (néolithique, première moitié du Moyen Age).

figure1.gif



Dans ces conditions faut-il restreindre les rejets de gaz à effet de serre comme le prévoit le protocole de Kyoto (1997) soutenu par les Européens en général et la France en particulier ? Ou bien faut-il miser sur des solutions technologiques comme le «piégeage» du CO2 prôné par les États-Unis et les pays qui refusent de ratifier ledit protocole ?

Vers des pluies plus intenses en Europe


Le changement climatique pourrait entraîner des pluies plus intenses dans certaines parties de l'Europe pendant l'été à l'avenir, avec un risque accru d'inondations, en dépit d'une tendance générale à la sécheresse. Tel est ce qui ressort d'une étude parue ce matin dans la revue scientifique Nature. Deux chercheurs de l'institut météorologique danois, Jens et Ole Christensen, ont utilisé un logiciel de modélisation du climat européen à haute définition et l'ont fait travailler sur deux scénarios de hausse des températures du Groupe intergouvernemental de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec, ou IPCC en anglais). Le Giec table sur une hausse moyenne des températures comprise entre 1,4 et 5,8 degrés à l'horizon 2100 par rapport à 1990. Le logiciel a étudié l'impact des deux scénarios sur les épisodes de pluies intenses qui peuvent affecter l'Europe de juillet à septembre. A l'instar des inondations catastrophiques de l'Oder en 1997, de l'Elbe et du bassin du Rhône qui sont intervenues l'été dernier. Selon les deux chercheurs, «le réchauffement climatique causé par les concentrations de CO2 émises par les activités humaines peut se traduire par des précipitations accrues l'été sur de larges parties de l'Europe». A noter que les précipitations sont plus intenses dans le scénario le plus chaud, ce qui peut s'expliquer, selon eux, par le fait que l'atmosphère contiendra davantage d'humidité dans un climat plus chaud.

Publié dans Sciences & Santé |