22/03/2015

Marche pyrénéenne

Raquettes aux pieds sur le chemin de Saint-Jacques, la haute vallée d'Aure (Hautes-Pyrénées) se découvre de villages en hameaux de granges et chapelles romanes. Ce n'est pas une randonnée itinérante mais un programme, pas trop musclé, de sorties en étoile avec Saint-Lary pour camp de base. Chaque fin d'après-midi, une séance de remise en forme à l'établissement thermal prévient les courbatures. Prochain départ le 7 avril. Avec Terres d'Aventure : six jours en petit groupe, avec un accompagnateur de moyenne montagne, 650 € par personne en chambre double, avec le séjour en hôtel 2-étoiles et la pension complète, pique-nique le midi et spécialités gasconnes le soir.

Rens. : www.terdav.com.

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L'heure est à l'hésitation lundi sur les marchés d'actions européens

Après s'être pour la plupart hissés jusqu'à de nouveaux plus hauts annuels hier soir, les principaux indices de référence du Vieux Continent évoluent dans grande tendance autour de leurs points d'équilibre. Les scores s'étagent entre -0,3% sur le FTSE100 de Londres, incapable de préserver le seuil des 4400 points, et +0,4% sur l'AEX d'Amsterdam.


Aucune donnée statistique américaine ne viendra troubler le calme ambiant cet après-midi.



De ce côté-ci de l'Atlantique, Eurostat a indiqué à la mi-journée que les prix à la production industrielle en zone euro avaient progressé de 0,1% au mois d'octobre, enregistrant en rythme annuel un gain de 0,9%. Hors énergie, ils restent stables sur un mois et progressent de 0,2% sur un an.

L'Office statistique des Communautés européennes a par ailleurs fait le point sur le chômage au mois de novembre, inchangé à 8,8% de la population active de la zone euro au mois de novembre, contre 8,5% un an auparavant.

Alors que le britannique Scottish & Newcastle a dévoilé ce matin ses résultats semestriels, on se penchera sur le segment brassicole.

Au titre des six premiers mois de son exercice S&N a réalisé un chiffre d'affaire de 3304 millions de livres sterling, en hausse de 17% en rythme annuel, pour un EBITDA de 510Mls£ (+16%) et un bénéfice d'exploitation de 411Mls£ (+14%).

Le groupe s'attend à dégager sur l'ensemble de l'année civile des résultats conformes aux attentes des analystes, perd 0,1% et devrait être marqué par des conditions de marché 'raisonnables'.

L'action Scottish & Newcastle grimpe de 0,3%, tandis que SABMiller est stable à 587,5 pence. Interbrew se replie de 0,4% à Bruxelles, tandis que Carlsberg grimpe de 0,4% à Copenhague.

Les technologiques sont mitigées, comme le prouvent les scores de STMicroelectronics (-1,6%) et Infineon (+1,3%) du côté des semi-conducteurs, ou SAP (+0,2%) et Sage (-0,8%) aux logiciels. Sage a dévoilé un chiffre d'affaires annuel de 560,3Mls£ (+1,6%), pour un bénéfice d'exploitation de 155,9Mls£ (+13,2%) et un bénéfice imposable de 151Mls£ (+16,9%).

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De la diversité à la fraternité

A tout problème, une loi : mettant l'imagination et la confiance dans l'intelligence humaine au second plan, le pouvoir politique reproduit à l'envi cette solution dont le principe est simple et dont la mise en œuvre est, en revanche, d'une complexité extrême.

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Le mérite essentiel des débats passés et à venir tient certainement moins au talent déployé par certains grands prêtres de la liberté pour inventorier les signes religieux, d'une part, et les attitudes ostensibles, d'autre part, qu'à la mise en lumière de la réelle quête de sens qui parcourt la société française et, singulièrement, son école.

Car, à supposer même que la loi qui s'annonce parvienne à repousser hors de celle-ci les extrémismes de tout poil, elle ne s'intégrera dans le corpus intouchable du droit national que si elle réussit, dans le même temps, à définir le mode de vie qui doit prévaloir en son sein.


Vivre ensemble : le mot est lâché. Et si le rapport de la commission Stasi l'évoque, c'est davantage par défaut que pour en décrire les comportements qu'il suppose. Il revient donc aux auteurs de la communauté éducative d'accomplir ce travail essentiel, autour de deux convictions.


La première consiste à tenir pour acquis le fait que les jeunes qui sont confiés à l'école d'aujourd'hui n'y vivront bien, et ne s'y comporteront bien – c'est-à-dire, à tout le moins, en citoyens respectueux du code laïc –, que dans la mesure où ils auront adhéré au contrat social que la nation doit leur proposer dès le temps de leur scolarité.


Cela suppose qu'un tel contrat existe véritablement, et que son contenu soit précisément défini, y compris quant au respect dû à la dimension religieuse à laquelle tout homme est en droit d'aspirer. C'est à cet égard que l'on aurait espéré une autre loi, qui définisse l'école République et la manière de s'y comporter ; mais, foin des regrets, il est encore temps d'écrire ce contrat, en y inscrivant ce qui rassemble et moins ce qui sépare, de sorte que celle-ci soit considérée tout à la fois comme un patrimoine commun, un lieu de vie attirant, chaleureux et enrichissant, et une communauté humaine incarnant la devise de fraternité dont les jeunes, et en tout premier lieu les si fragiles adolescents, ont tant besoin.


La seconde veut qu'il n'existe d'unité que dans la reconnaissance des diversités. Le monde froid et uniforme que certains tiennent pour le meilleur exemple de la laïcité n'est qu'une illusion car il en va des hommes comme des peuples : ils n'acceptent de s'unir que s'ils sont reconnus dans leur caractère propre, constitué de leur histoire, de leur culture et de leurs convictions, y compris religieuses ; ils ne peuvent vivre qu'en appartenant à différentes communautés, respectueuses les unes des autres, respectueuses parce que différentes : l'acceptation harmonieuse de l'altérité suppose en effet que l'on ait soi-même été reconnu et accepté par ses semblables, que l'on ait formé communauté avec eux, à défaut de quoi l'on force le trait et l'on crée un communautarisme par peur de ne pas exister aux yeux des autres.


Voilà pourquoi l'homme éprouve le besoin de s'affirmer par des signes extérieurs, voilà pourquoi ces signes peuvent et doivent être interpellation, source d'échange et de connaissance des cultures, voilà pourquoi, quels que soient les termes et les intentions de la loi, la France ne sera terre de liberté et d'égalité que si elle parvient à faire vivre sur son propre sol jeunes filles et jeunes gens, femmes et hommes différents et contribuant, par la rencontre de leurs différences, à l'édification de cette communauté de proximité que l'on nomme école et de cette communauté plus lointaine et pourtant si nécessaire que l'on nomme République

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