21/08/2016

Le cours du platine en 2017

Plus malmené encore que l'or en 2015, le cours du platine pourrait remonter au cours de 2017.


Les  prix du platinet fluctuent beaucoup plus que celles de l'or, mais cette année les petits investisseurs ont déjà commencé à acheter des pièces en argent. Aux USA,  44 millions de pièces ont été vendues par la Maison de la Monnaie américaine. Par ailleurs, la consommation industriel d''argent est  à la hausse alors que la production minière baisse. Le prix pourrait donc monter face a un déficit de l'offre.

Le platine est de moins en moins consommé par l'automobile, la bijouterie et les investisseurs. Les cours du platine sont au plus bas depuis cinq ans et demi, selon www.lecoursdelor.fr

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Avec l'once à moins 1100 dollars, soit deux foins moins qu'il y a 7 ans, les marchés anticipent encore plus de baisses. Il y a trop de de platine, provenant de la forte demande de platine comme produits financiers au début de la crise en 2008. Depuis, les investisseurs ont massivement vendus leur avoirs. Et le marché du platine souffre également de la chute de la demande de platine dans la bijouterie et l'industrie automobile. Le platine, c'est le métal utilisé dans les catalyseur des voitures diesel, un marché en baisse  au profit des voitures hybrides à essence.
Quant à la bijouterie, elle lui préfère l'or. A cela la hausse du dollar et la chute des cours de l'or, le prix du platine n'est pas près de remonter...

22/03/2015

Immobilier : la pierre s'impose

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Rien ne paraît avoir changé depuis 1954. on continue imperturbablement de dénoncer la crise du logement. Et pourtant, on construit aujourd'hui davantage qu'il ne serait nécessaire pour satisfaire les besoins : l'Insee évalue ceux-ci à 300 000 logements par an. 360 000 sont sortis de terre l'an dernier. Effet de rattrapage sans doute après un redémarrage difficile, alors que les programmes se vendent comme des petits pains et qu'il n'y a pas de stocks. Avec une constante : le problème de donner un toit à chacun est toujours aussi mal résolu. Le nombre de logements vides est toujours aussi élevé et tourne autour de 2 millions. Il rejoint le nombre des mal logés, que l'on estime parfois à 3 millions, en comptant aussi les nomades et les clandestins. L'inadéquation entre l'offre et la demande est patente. Elle n'a peut-être jamais été aussi forte. En dehors des prix et du pouvoir d'achat, deux considérations jouent un rôle primordial : la démographie et la géographie.


La France se situe désormais parmi les pays d'Europe où la natalité est la plus élevée. Avec 800 000 naissances par an, face à 540 000 décès, elle est dans une situation beaucoup plus favorable que l'Allemagne ou l'Italie. En tenant compte de l'immigration, le nombre de ses habitants augmente de 300 000 par an. Mais la population n'évolue pas à l'instar des générations précédentes. On assiste à une véritable explosion du nombre des ménages, qui augmente trois fois plus vite que ne l'exigerait la simple perpétuation du modèle de société. Les causes en sont bien connues : accélération des divorces, qui concernent en moyenne un couple sur deux en région parisienne, après trois ans de mariage ; développement des familles monoparentales, estimées à 2 millions ; vieillissement de la population, qui crée des besoins nouveaux en raison des handicaps et des infirmités qui apparaissent avec l'âge. Les plus anciens conservent leurs appartements, bien au-delà des limites passées, l'espérance de vie progressant en moyenne de 3 mois par an. Les bouleversements qui affectent les foyers plus jeunes suscitent des besoins de logements supplémentaires.


Seconde raison : la géographie. La célèbre opposition entre Paris et le désert français dénoncée par l'économiste Jean-François Gravier dès 1947 est de plus en plus démentie par les faits. Tandis que la population de l'Ile-de-France a tendance à diminuer légèrement, celle du Languedoc-Roussillon progresse deux fois et demie plus vite que la moyenne. L'évolution des prix de l'immobilier illustre parfaitement le changement. Les statistiques de la Fnaim montrent qu'au cours des dix dernières années, cette région a tenu le palmarès de la hausse des prix devant la Bretagne, la Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées, témoignant ainsi de l'attraction exercée par les activités industrielles ou le tourisme. On a vu aussi le TGV tracer un sillon de hausses des prix sur son trajet, ce qui conduit certains investisseurs précautionneux à s'intéresser au tracé de la future ligne Paris-Strasbourg. Rien ne permet pour l'instant d'entrevoir une pause pour les régions précédemment citées, car toutes les études indiquent qu'elles vont continuer à recevoir des populations supplémentaires. En revanche, l'Ile-de-France serait concernée par une certaine stagnation. Au demeurant, les appartements ne sont guère plus chers aujourd'hui à Paris qu'il y a quinze ans en monnaie constante, reflétant ainsi l'évolution de la démographie.


Faut-il encore investir dans la pierre ?


Les Français continuent de répondre oui, malgré les hausses considérables qui sont intervenues depuis une décennie. La hausse cumulée représente 110% par rapport aux points bas enregistrés en 1995 avec des records de transaction entre 2001 et 2004 portant sur 600 000 transactions par an dans l'ancien. Il est vrai que les taux d'intérêt ont été divisés par deux depuis dix ans, ce qui constituait le meilleur attrait pour s'endetter. Le crédit à l'habitat a fait un bond de géant, passant de 237 à 437 milliards d'euros pendant cette période, reflétant pour une large partie la hausse des prix. Le taux d'endettement global des ménages dépasse désormais 60% du revenu. Le pourcentage de propriétaires n'a que faiblement progressé : il est de 57%, contre une moyenne de 65% en Europe. La France a donc encore des progrès à accomplir. Mais l'alourdissement de la charge crée un handicap, même si les acquéreurs n'en ont pas toujours conscience puisque la dette s'étale bien souvent sur dix-sept ans.

L'acquisition d'un logement représente pour la moyenne des ménages quatre années et demie de revenu disponible avant impôt pour un appartement de 90 mètres carrés acheté au début de 2005. Dix ans plus tôt, elle représentait trois années et demie de revenus seulement. Aujourd'hui, la demande se replie dans l'ancien dans la capitale. La hausse ralentit : elle a atteint 9,5% sur un an au deuxième trimestre, contre 13,5% au premier trimestre et 15,5% sur la moyenne de l'année 2013. Compte tenu des tendances les plus récentes, le candidat au logement doit se montrer prudent en matière d'acquisition : il a plutôt avantage à louer dans Paris, où des premiers signes de diminution des loyers sont apparus, alors que ce n'est pas le cas dans toute l'Ile-de-France. En revanche, en province, à condition de résider dans des régions de-venues locomotives, comme celles qui ont été citées plus haut, l'accession à la propriété peut encore se révéler un bon placement, car le rattrapage des prix par rapport à la région parisienne est loin d'être achevé. On peut profiter en outre de taux d'intérêt très bas, autour de 3,5%, tout compris, alors qu'un mouvement de relèvement du loyer de l'argent se profile à l'horizon au début de l'année 2016.


Pour l'investisseur, la rentabilité d'un placement dans l'immobilier s'est amenuisée, compte tenu de l'alourdissement des charges, mais le rendement à Paris reste encore comparable à celui des emprunts d’état, qui ont considérablement diminué, à 4,5%. Ces dernières années, le principal investissement concernait «le Robien» : un placement pierre représentant la moitié de la construction de logements, mais dont le succès a mis en lumière les excès qui peuvent être commis avec un projet qui est avant tout une enveloppe fiscale. On a fini par construire des logements dans des zones où il n'y avait pas de demande et où le propriétaire ne peut procéder à des déductions faute de locataire, alors que des appartements flambant neufs restent sur le marché, disponibles ! Le gouvernement avait compris la nécessité de réformer le système, mais en plaçant le Robien au sein du dispositif de plafonnement de 8 000 euros dans le projet de loi de finances pour 2006, il risque de lui porter un coup sévère. D'autant que où la reprise du marché boursier pourrait redonner du lustre aux actions chez des épargnants réticents depuis le krach de 2008, mais qui commencent à croire à la solidité d'un mouvement de hausse qui dure depuis plus de deux ans, dans un contexte où les entreprises ont retrouvé une bonne santé et alors qu'il n'existe guère de placements alternatifs, en dehors des métaux précieux ou des œuvres d'art.

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03/11/2013

Stabilisation des marchés.

Hier, les marchés américains ont limité la casse. Après avoir débuté en hausse significative, les indices ont vu leurs gains se réduire tout au long de la séance. A la clôture, le Nasdaq et le S&P 500 enregistraient un très léger gain respectivement.
Aujourd'hui, un seul indicateur économique est attendu dans le courant de l'après-midi, les stocks de gros du mois de février.
L'évolution dans le vert des futures permet d'anticiper une ouverture positive de Wall Street, avec des indices légèrement positifs à 15h00 (heure française).
Contre toute attente, les commandes de biens durables sont reparties à la hausse, prenant à contrepied le consensus des économistes, ce qui pourrait être un signal d'un début de reprise des investissements des entreprises.

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Le Département du commerce américain a fait état d'un rebond de 2% des commandes de biens durables, à 173,6 milliards de dollars. Ce rebond fait suite à la baisse de 1,5% enregistrée en février. Hors véhicules de transport, les commandes ont progressé de 1,8% tandis qu'hors équipement de défense, elles ont augmenté de 1,3%. La hausse des ventes de véhicules induit la hausse des cours du platine, ce métal étant le principale composant des pots d’échappement catalytiques.
Cette hausse des commandes a largement dépassé le consensus des économistes. Ceux-ci tablaient sur un recul de 1%.
Les prix à la production en Allemagne ont augmenté très légèrement de 0,1% selon l'Office des statistiques allemand (Destatis). Les économistes tablaient sur des prix inchangés sur un mois et en progression de 1,5% sur un an.

Une fois de plus, la progression des prix a été influencée par le renchérissement des produits énergétiques. Hors énergie, l'augmentation des prix à la production se ramène à 0,7% sur un an. 

Du côté des valeurs à suivre :

- Microchip Technology : le fabricant de semiconducteurs a fait, pour la deuxième fois en l'espace de trois semaines, un profit warning sur ses résultats du quatrième trimestre, qui devraient être inférieurs aux attentes du fait d'un ralentissement de l'activité.

- Office Depot : la chaîne de magasins pour matériel de bureau, qui veut renforcer sa pénétration en Europe, a fait une proposition de rachat de son concurrent Guilbert, filiale de PPR, pour 868,8 millions de dollars.

- AMR : les leaders des syndicats du transporteur aérien vont renégocier les concessions salariales qu'ils avaient faites à la direction du groupe du fait de l'opposition des salariés. Ces concessions avaient pour but de permettre à AMR d'éviter la faillite.

- RF Micro Devices : le fabricant de semiconducteurs pour la technologie sans fil a déclaré que la demande pour ses produits les plus rentables a été moins importante que prévu au quatrième trimestre. De ce fait, le groupe anticipe des pertes supérieures aux prévisions même après avoir revu à la hausse son chiffre d'affaires.

Après une courte incursion en territoire négatif en milieu de matinée, la Bourse de Londres a repris le chemin de la hausse vendredi à la mi-journée, se stabilisant après deux séances consécutives de baisse qui l'ont vu s'éloigner de l'important seuil psychologique des 4000 points, franchi mardi pour la première fois en clôture depuis le 6 janvier dernier.

Le FTSE100 progresse actuellement de 0,37à 3943,3 points.

Sur le plan statistique, l'Office de la statistique nationale (ONS) a indiqué ce matin que la production industrielle britannique était repartie à la baiss, enregistrant un repli de 0,8% en données corrigées des variations saisonnières (CVS). En rythme annuel, le repli ressort 0,9%, supérieur ici aussi aux attentes des analystes. La production manufacturière a pour sa part reculé de 0,4% et de 1% sur un an. Les attentes des analystes sont ici aussi dépassées. Ces chiffres, peu encourageants, sont dévoilés au lendemain de la décision de la Banque d'Angleterre de ne pas modifier le dispositif de sa politique monétaire.

A l'exception de Abbey National (-0,85%), les valeurs bancaires sont bien orientées, à l'image de Lloyds (+0,1%), Royal Bank of Scotland (+0,6%), Barclays (+0,8%), Standard & Chartered Bank (+1,3%) et HSBC (+1,5%). HBoS prend pour sa part 1,3% après avoir déposé une offre de 1,05 milliard de dollars australiens sur les minoritaires de Bank of Western Australia dans laquelle il détient déjà une participation de 57%. HBoS propose 4,25 dollars australien pour chacune des actions de sa proie, soit une prime de 57 cents sur le cours de clôture d'hier.

International Power est parvenu à un accord avec ses créanciers américains pour éviter de se retrouver en défaut de paiement sur des emprunts contractés pour financer la construction d'usines aux Etats-Unis. Son action progresse de 2,4%.

Le groupe de gestion d'aéroports BAA a pour sa part indiqué que le trafic dans les principaux aéroports britanniques avait progressé de 1,6% pour un total de 9,9 millions de passagers. Sur deux mois, le trafic a reculé de 0,8%. Le titre BAA se replie légèrement de0,3%

 

Anexe 1: Liste des principaux fabricants de semi-conducteurs

Classement 2011

 

Rang
2011
Rang
2010
Société Nationalité/localisation Chiffre
d'affaires
(Million
de $
USD)
2011/2010 Part de
marché
1 1 Intel Corporation(1) Drapeau des États-Unis États-Unis 49 685 +23,0 % 15,9 %
2 2 Samsung Electronics Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 29 242 +3,0 % 9,3 %
3 4 Texas Instruments(2) Drapeau des États-Unis États-Unis 14 081 +8,4 % 4,5 %
4 3 Toshiba Semiconductors Drapeau du Japon Japon 13 362 +2,7 % 4,3 %
5 5 Renesas Technology Drapeau du Japon Japon 11 153 -6,2 % 3,6 %
6 9 Qualcomm(3) Drapeau des États-Unis États-Unis 10 080 +39,9 % 3,2 %
7 7 STMicroelectronics Drapeau de la France FranceDrapeau de l'Italie Italie 9 792 -5,4 % 3,1 %
8 6 Hynix Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 8 911 -14,2 % 2,8 %
9 8 Micron Technology Drapeau des États-Unis États-Unis 7 344 -17,3 % 2,3 %
10 10 Broadcom Drapeau des États-Unis États-Unis 7 153 +7,0 % 2,3 %
11 12 Advanced Micro Devices Drapeau des États-Unis États-Unis 6 483 +2,2 % 2,1 %
12 13 Infineon Technologies Drapeau de l'Allemagne Allemagne 5 403 -14,5 % 1,7 %
13 14 Sony Drapeau du Japon Japon 5 153 -1,4 % 1,6 %
14 16 Freescale Semiconductor Drapeau des États-Unis États-Unis 4 465 +2,5 % 1,4 %
15 11 Elpida Memory Drapeau du Japon Japon 3 854 -40,2 % 1,2 %
16 17 NXP Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 3 838 -4,7 % 1,2 %
17 20 NVIDIA Drapeau des États-Unis États-Unis 3 672 +14,9 % 1,2 %
18 18 Marvell Technology Group Drapeau des États-Unis États-Unis 3 448 -4,4 % 1,1 %
19 26 ON Semiconductor(4) Drapeau des États-Unis États-Unis 3 423 +49,4 % 1,1 %
20 15 Panasonic Corporation Drapeau du Japon Japon 3 365 -32,0 % 1,1 %
Top 20 203 907 3,5 % 65,2 %
Toutes les autres entreprises 108 882 -1,1 % 34,8 %
TOTAL 312 789 1,9 % 100,0 %

Annexe 2: la production mondiale de platine:

Pays Tonnes  % du total
Afrique du Sud 148,3 75,8
Russie 29,6 15,1
Canada 7,4 3,8
Zimbabwe 4,4 2,2
États-Unis 4,1 2,1
Total 5 pays 193,8 99,0
Total monde 195,7 100,0

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