21/08/2016

Le cours du platine en 2017

Plus malmené encore que l'or en 2015, le cours du platine pourrait remonter au cours de 2017.


Les  prix du platinet fluctuent beaucoup plus que celles de l'or, mais cette année les petits investisseurs ont déjà commencé à acheter des pièces en argent. Aux USA,  44 millions de pièces ont été vendues par la Maison de la Monnaie américaine. Par ailleurs, la consommation industriel d''argent est  à la hausse alors que la production minière baisse. Le prix pourrait donc monter face a un déficit de l'offre.

Le platine est de moins en moins consommé par l'automobile, la bijouterie et les investisseurs. Les cours du platine sont au plus bas depuis cinq ans et demi, selon www.lecoursdelor.fr

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Avec l'once à moins 1100 dollars, soit deux foins moins qu'il y a 7 ans, les marchés anticipent encore plus de baisses. Il y a trop de de platine, provenant de la forte demande de platine comme produits financiers au début de la crise en 2008. Depuis, les investisseurs ont massivement vendus leur avoirs. Et le marché du platine souffre également de la chute de la demande de platine dans la bijouterie et l'industrie automobile. Le platine, c'est le métal utilisé dans les catalyseur des voitures diesel, un marché en baisse  au profit des voitures hybrides à essence.
Quant à la bijouterie, elle lui préfère l'or. A cela la hausse du dollar et la chute des cours de l'or, le prix du platine n'est pas près de remonter...

03/11/2013

Le changement climatique en débat.

Quel est l'avenir climatique du vaisseau Terre ? 350 scientifiques et responsables gouvernementaux participent à la vingtième réunion plénière du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec, IPCC en anglais) qui se tient pour la première fois à Paris, au siège de l'Unesco. Au menu : la préparation du quatrième rapport d'évaluation sur le changement climatique. Ce document mettra notamment l'accent sur les incidences régionales du changement climatique prédit par le Giec.

Il y a deux ans, dans son précédent rapport, le Giec prévoyait une augmentation de la température moyenne du globe comprise entre 1,4 et 5,8 °C en 2100 par rapport à son niveau de 1990, et une élévation du niveau de la mer de 9 à 88 centimètres sur la même période. Avec à la clé des conséquences «irréversibles» pour la santé publique, l'économie et l'environnement. En outre, cette institution onusienne, qui ne conduit pas elle-même de recherches mais s'appuie sur les travaux de milliers de scientifiques à travers le monde, affirmait avoir établi un lien entre le réchauffement des cinquante dernières années et les rejets de gaz à effet de serre (gaz carbonique ou CO2, méthane, etc.).
«militants de la planète» rassemblés devant lui. «Le rôle du scientifique est d'éclairer les choix du politique et de l'alerter pour que l'irréversible ne soit jamais atteint, a-t-il déclaré. Grâce à vos travaux, menés en toute indépendance, la question du changement climatique est l'un des rares domaines où les gouvernements peuvent s'appuyer sur une analyse scientifique consensuelle.»

Consensuelle mais pas unanime. Yves Lenoir, chercheur à l'École nationale supérieure des mines de Paris, fustige la «machinerie climatocratique» du Giec et critique ses prédictions «entachées de graves incertitudes». Pour ce scientifique, d'autres paramètres comme le cycle de l'eau ou les variations de l'activité solaire doivent être mieux pris en compte si l'on veut prédire de manière satisfaisante l'évolution du climat à long terme. Surtout, Yves Lenoir refuse de céder au catastrophisme ambiant. Il n'est pas le seul. «La Terre se réchauffe, et alors ?», lançait en septembre 2001, lors de la 4e conférence internationale sur le cycle global de l'énergie et de l'eau (Gewex), Pierre Morel, chercheur à l'université du Maryland (États-Unis) et ancien directeur du programme mondial de recherche sur le climat, entre 1982 et 1994 (1). Il est un fait qu'au cours des derniers millénaires, l'humanité a davantage pâti des périodes de refroidissement, synonymes de famines et d'hécatombes effroyables, que des périodes chaudes, qui correspondent toutes à des âges d'or (néolithique, première moitié du Moyen Age).

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Dans ces conditions faut-il restreindre les rejets de gaz à effet de serre comme le prévoit le protocole de Kyoto (1997) soutenu par les Européens en général et la France en particulier ? Ou bien faut-il miser sur des solutions technologiques comme le «piégeage» du CO2 prôné par les États-Unis et les pays qui refusent de ratifier ledit protocole ?

Vers des pluies plus intenses en Europe


Le changement climatique pourrait entraîner des pluies plus intenses dans certaines parties de l'Europe pendant l'été à l'avenir, avec un risque accru d'inondations, en dépit d'une tendance générale à la sécheresse. Tel est ce qui ressort d'une étude parue ce matin dans la revue scientifique Nature. Deux chercheurs de l'institut météorologique danois, Jens et Ole Christensen, ont utilisé un logiciel de modélisation du climat européen à haute définition et l'ont fait travailler sur deux scénarios de hausse des températures du Groupe intergouvernemental de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec, ou IPCC en anglais). Le Giec table sur une hausse moyenne des températures comprise entre 1,4 et 5,8 degrés à l'horizon 2100 par rapport à 1990. Le logiciel a étudié l'impact des deux scénarios sur les épisodes de pluies intenses qui peuvent affecter l'Europe de juillet à septembre. A l'instar des inondations catastrophiques de l'Oder en 1997, de l'Elbe et du bassin du Rhône qui sont intervenues l'été dernier. Selon les deux chercheurs, «le réchauffement climatique causé par les concentrations de CO2 émises par les activités humaines peut se traduire par des précipitations accrues l'été sur de larges parties de l'Europe». A noter que les précipitations sont plus intenses dans le scénario le plus chaud, ce qui peut s'expliquer, selon eux, par le fait que l'atmosphère contiendra davantage d'humidité dans un climat plus chaud.

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28/10/2013

Les résistances aux antibiotiques progressent en France.

Malgré les mises en garde récurrentes adressées aux patients et à leurs médecins prescripteurs, les résistances aux antibiotiques de nombreuses bactéries se développent en France sans réelle entrave. Voici, en substance, la tonalité de l'appel lancé cette semaine par l'Institut de veille sanitaire, au fil d'un numéro spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (1). Car, si «les outils de surveillance et de mesure des résistances sont désormais en place», comme l'assure le professeur Benoît Schlemmer (président du Comité national de suivi du plan pour préserver l'efficacité des antibiotiques), beaucoup reste à faire pour réduire la consommation de ces molécules – tant en ville qu'à l'hôpital et en médecine vétérinaire.


Il est vrai que la plupart des indicateurs mis sur pied au cours des dernières années sont au rouge. Malgré une baisse relative de la consommation (de l'ordre de 5,6%) les médecins de ville français occupent en effet toujours la place de premiers prescripteurs européens d'antibiotiques – qui figurent sur 90% de leurs ordonnances. Tandis qu'un patient sur quatre hospitalisé en court séjour se voit administrer ce type de médicament.


Dans ce contexte, l'Hexagone figure logiquement en tête des pays les plus confrontés au pneumocoque résistant à la pénicilline et aux macrolides – notamment chez les enfants de moins de 4 ans –, tandis que le pourcentage de résistance à la méticilline du redoutable staphylocoque doré y atteint 33%. Le taux de résistance à la gentamicine de certains colibacilles (E. faecalis et E. faecium), en revanche, reste nettement inférieur à la moyenne européenne. Au plan général, les spécialistes soulignent que «la progression de la résistance bactérienne aux antibiotiques est actuellement plus rapide que la découverte de nouveaux antibiotiques».

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