28/10/2013

Location d'une voiture : des tarifs à la carte

Vous avez besoin d'une voiture sur votre lieu de vacances et vous ne voulez pas faire le trajet avec la vôtre. Pas de problème, l'offre de véhicules de location est pléthorique et vous n'avez souvent pas besoin de la réserver longtemps à l'avance. Par exemple, quelques jours pour un départ en week-end suffisent. En revanche, pour les vacances, il est préférable de réserver au moins huit jours avant.


Les tarifs varient en fonction du type de véhicule, de la date et de la durée de la location. Mais les loueurs pratiquent de plus en plus le «yield management». «Cela signifie qu'il n'y a plus de tarif de référence. Le montant de la location varie en fonction de l'offre et de la demande. N'hésitez donc pas à interroger plusieurs loueurs», recommande Frédéric Leurent, responsable marketing de Budget qui va le proposer en septembre.


Dans la pratique, vous paierez plus ou moins cher selon la date de réservation et celle de départ. Par exemple, pour une location du 17 au 24 juillet, vous paierez chez Avis 249 € au lieu du tarif habituel de 265 €


Autre élément important de la location : le kilométrage. La plupart des loueurs limitent ce dernier. Au-delà du forfait (généralement 250 km par jour), le kilomètre supplémentaire est payant : 0,20 € TTC chez ADA, 0,30 € chez Budget et 0,35 € chez Avis et Europcar. Cependant, si votre séjour est gourmand question distance, vous pouvez quand même trouver des offres à kilométrage illimité, à des prix «raisonnables» notamment en surfant sur Internet. Par exemple, chez www.ebookers.fr, il en coûte 251 € pour la location d'une Opel Corsa (catégorie B) durant 7 jours, en juillet. En général, d'ailleurs, la location sur Internet revient un peu moins cher.


Question assurances, le tarif comprend au moins une garantie dommages et vol du véhicule mais avec une franchise (500 € chez Europcar et Avis en cas d'accident et 700 € en cas de vol).

Celles-ci peuvent cependant être «rachetées», soit par le biais d'une assurance complémentaire (9,70 € chez Avis, par exemple) ou si vous payez avec une carte haut de gamme. En cas de vol ou d'accident, le loueur va généralement encaisser le montant de la franchise, qui vous sera remboursée, ultérieurement, par la banque.


Pour fidéliser le client, il existe une panoplie de cartes offrant généralement des réductions de tarif (5 à 30%) moyennant une cotisation annuelle. Par exemple, la carte Max (45 €) chez Budget ou la carte Senior (55 €) chez Avis permettent de réduire de 30% le tarif week-end et de 15% celui de la semaine. Ces cartes s'adressent essentiellement aux habitués de la location.


De même, les partenariats passés : avec des hôtels et des compagnies aériennes pour Europcar et Budget, avec la SNCF pour Avis, permettent d'obtenir des réductions et autres «avantages». Par exemple, attribution de points de fidélité avec Europcar, et prise de possession du véhicule à n'importe quel moment avec Avis. Par exemple, si l'agence est fermée, le contrat et les clés sont remis par un agent de la SNCF.


Une fois votre choix arrêté, vous pouvez prendre possession du véhicule à l'agence, dans une gare ou un aéroport. Vous devrez très souvent le rendre au même endroit. Si vous souhaitez l'abandonner ailleurs, cette faculté est considérée comme un service supplémentaire et est très souvent payante. Vérifiez donc ce point.

De même, si vous êtes obligé d'annuler une réservation prépayée, ce n'est pas toujours gratuit.

Ainsi, Europcar annule sans frais une réservation réalisée 14 jours ouvrés avant le départ mais facture 5% de frais lorsque celle-ci a lieu 2 jours avant le départ et 10% pour un délai encore plus court.

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Les prix de l'ancien ont progressé.

S'ils constatent que le marché immobilier de l'ancien a une fois de plus déjoué tous les pronostics qui prévoyaient une stabilisation des prix, les notaires parisiens reconnaissent que «la grande menace susceptible de casser le ressort de la croissance réside dans la poursuite de la hausse des prix». Ajoutée à cela, l'augmentation des taux d'intérêt «ne manquerait pas de désolvabiliser des pans entiers d'accédants à la propriété», préviennent-ils.


«La pause des prix sera-t-elle enfin au rendez-vous dans les prochains mois ? On ne peut que l'espérer. Il en va de la fluidité du marché immobilier francilien, et ce faisant, du dynamisme de ce secteur d'activité», explique Me Christian Pisani, président de la Chambre des notaires de Paris. En tout état de cause et contrairement aux prévisions établies par les professionnels de l'immobilier, les prix ont poursuivi leur envolée au premier trimestre 2013.


Selon l'indice Notaires-Insee, les prix des appartements anciens ont ainsi progressé, d'un trimestre sur l'autre, de 3,1 à 3,8% en fonction des départements. Sur un an, la hausse atteint 12,3% à Paris à 4 139 euros le mètre carré, 13,9% dans les Hauts-de-Seine (3 108 €/m2), 15,9% à Saint-Denis (1 708 €/m2), et jusqu'à 16,6% dans le Val-de-Marne (2 439 €/m2) !


Le VIe arrondissement pa risien reste indétrônable (6 446 €/m2), suivi de près par le VIIe arrondissement (6 062 €/m2), dont le prix moyen est resté étale en var iation annuelle. A l'opposé, le XIXe arrondissement reste le moins cher de Paris (2 908 €/m2), suivi pour la première fois par le XVIIIe (3 261 €/m2). Le XXe arrondissement, quant à lui, a vu ses prix flamber de 19,8% à 3 332 €/m2. A noter que la plus forte progression a été enregistrée dans le XIIe arrondissement, où les prix se sont envolés de 20,4% à 4 050 euros le mètre carré !


Dans les départements de la petite couronne, les villes de Pantin (2 096 €/m2) et de Montreuil (2 057 €/m2) ont franchi des records avec des hausses respectives de 32% et 31,3%. Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret et Vincennes ne sont pas en reste. Leurs prix dépassent désormais 3 400 euros le mètre carré, se rapprochant insensiblement de ceux des XIe et XIIIe arrondissements de Paris. Faute de pouvoir investir dans la capitale, les ménages continuent de se tourner vers les communes plus lointaines et donc plus accessibles. Ce qui, mécaniquement, a pour effet de faire monter les prix.


Le volume des transactions, quant à lui, a continué de croître au cours du premier trimestre. Tous biens confondus, les ventes à Paris et dans les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Saint-Denis, Val-de-Marne) ont ainsi progressé de 5,4% au premier trimestre, à 33 210 unités contre 31 499 au premier trimestre 2003. «Cette augmentation globale des transactions masque toutefois des disparités entre le marché des appartements qui affiche des hausses dans le neuf comme dans l'ancien, et celui des maisons individuelles (NDLR : – 22,8% dans le neuf, – 7,8% dans l'ancien)», remarquent les notaires parisiens.


La vitalité du marché immobilier francilien peut, selon la Chambre des notaires de Paris, trouver une explication dans la conjonction de trois facteurs. Tout d'abord, une forte pression de la demande émanant des ménages franciliens qui, en cherchant à satisfaire des besoins en logements encore importants, ont anticipé une hausse prévisible quoique modérée des taux de crédits immobiliers.

Elle s'explique également par une situation économique incertaine qui incite désormais de nombreux épargnants en quête de sécurité à se détourner tout à la fois des placements peu rémunérateurs et des valeurs mobilières particulièrement volatiles, pour trouver refuge dans l'investissement immobilier.


Enfin, elle réside dans l'évolution préoccupante des pensions de retraite qui pousse toujours plus de ménages à accéder à la propriété et à se constituer un patrimoine immobilier qui leur permettra, à l'âge de la retraite, d'économiser le montant d'un loyer.

Contrairement à ce que prévoient nombre d'agents immobiliers qui disent constater une stagnation des prix dans certains quartiers de Paris, les notaires parisiens indiquent que le dynamisme des transactions constaté au début de l'année «ne semble pas devoir fléchir au deuxième trimestre». «Les tendances relevées dans les études notariales font état d'une progression du nombre de ventes, qui est d'ailleurs plus forte en mai qu'en avril», constatent-ils.

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Les Français moins riches que les Britanniques

Les agents immobiliers voient des Anglais partout ! Ces derniers achètent en effet des maisons de campagne dans de nombreuses provinces françaises. Et ce n'est pas un hasard. L'étude publiée cette semaine par l'Observatoire de l'épargne européenne (OEE), montre qu'ils en ont les moyens. Plus que les Français en tout cas. «Les Britanniques sont plus riches et les Espagnols plus pauvres que les autres» résume David Davydoff, directeur de l'Observatoire de l'épargne européenne.


En 2012, le patrimoine financier des ménages représentait ainsi 43 581 euros en France, contre 75 812 au Royaume-Uni et 30 916 euros en Espagne (voir tableau). Un Britannique pesait donc de ce point de vue 2,4 fois plus qu'un Espagnol et 1,7 fois de plus qu'un Français !


L'Observatoire a aussi regardé à la loupe la manière dont cette épargne évolue dans les principaux pays européens. Et les comportements diffèrent selon le côté de la frontière où on se situe. «Malgré la baisse des taux en 2003, les ménages ont renforcé leurs avoirs sans risque en Espagne et en France» indique David Davydoff. La France est le seul pays dans lequel c'est surtout l'épargne courte qui augmente. «Les dépôts à plus de deux ans n'augmentent que de 1,9% en 2012 en France contre 7,1% dans la zone euro», relève l'étude.


Globalement, en 2012, les Français ont été plus attentistes que leurs voisins : ils ont accru de 3,1% les dépôts auprès des banques (hors comptes à vue) alors que les Anglais diminuaient les leurs de 2,7%. Et les premiers mois de 2013 sont de la même veine : les dépôts à terme ont augmenté de 3,4% au premier trimestre dans la zone euro, mais de 5,6% en France et de plus de 12% en Espagne.


Cette prudence se reflète aussi dans l'appétit manifesté pour les actions. «Le capital accumulé par les Britanniques est largement investi en actions, donc beaucoup plus exposé à la conjoncture financière que celui des Européens continentaux», indique David Davydoff. Plus habitués à la Bourse ? Les Britanniques achètent quand le marché est bas et vendent quand il est haut... règle de base d'une gestion saine. Mais, fait inquiétant, selon cette étude, les Allemands font l'inverse ! Quant aux Français, aux Italiens et aux Espagnols, ils «accumulent», achètent petit à petit, mais à dose homéopathique.

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