28/10/2013

SICAV : un premier semestre en demi-teinte

On nous promettait une nouvelle ère. Elle n'est pas là ! Et certaines des catégories de sicav les plus performantes l'an dernier se retrouvent une nouvelle fois en tête de tableau.

«Les marchés n'ont pas fait grand-chose au premier semestre. Les gérants actifs, les stock-pickers ont une fois encore réalisé les meilleures performances ainsi que les gérants «value» explique Thibault de Roquemaurel, directeur marketing chez Cortal Consors.


Au début de l'année, la plupart des stratèges recommandaient pourtant de revenir sur les grandes capitalisations, mieux placées pour profiter de la reprise économique. Trop tôt apparemment ! «On retrouve aujourd'hui en tête des palmarès une fois encore les produits petites et moyennes capitalisations», remarque Olivier Maestracci, directeur des études d'Europerformance-Groupe Fininfo.

Au premier semestre, les OPCVM actions françaises petites et moyennes capitalisations s'octroient une progression moyenne proche de 14%, juste derrière les sicav immobilières et foncières selon Europerformance-Groupe Fininfo. Des performances qui portent à plus de 30% le gain de ces deux catégories sur un an !


Sur les dix OPCVM actions françaises les plus performants au premier semestre, on trouve seulement un fonds classé actions françaises généraliste, Sextant PEA, d'Amiral Gestion. Les neuf autres fonds sont tous spécialisés dans les petites et moyennes capitalisations. Ces résultats reflètent en partie ceux des indices : le CAC 40 n'a gagné que 3% depuis le début de l'année (17% sur un an), mais l'indice second marché affiche une hausse insolente de plus de 17% (37% sur un an).


Mais les indices ne sont pas tout : certains gérants ont remarquablement tiré leur épingle du jeu depuis le début de l'année. En l'espace de six mois, les meilleurs ont réussi à faire gagner aux détenteurs de produits actions françaises 19 à 24% ! De quoi faire rêver et alimenter sans doute un nouveau flux de souscriptions... Pourtant, certains mettent en garde. Le ralentissement des petites et moyennes capitalisations pourrait intervenir au second semestre !




Que retenir des six premiers mois de l'année ?

 

«La hiérarchie des placements a été respectée. Les OPCVM actions ont rapporté plus que les diversifiés, qui ont eux-mêmes eu de meilleures performances que les obligataires et que les monétaires», remarque Olivier Maestracci. Vous avez ainsi gagné en moyenne 0,9% en monétaires, 1,5% en obligations euro, 2,7% en produits diversifiés et 6,5% en actions. «C'est une échelle normale de performances, même si elle peut apparaître peu élevée. Ces chiffres correspondent aux performances historiques : à long terme, les obligations rapportent 1 à 2% de plus que l'inflation et les actions 3 à 5% de plus que la hausse des prix», rappelle Bernard Descreux, directeur de la gestion de Sogeposte.


Sans surprise, la hiérarchie des risques est aussi respectée parmi les fonds profilés : les profils prudents se sont adjugé 1,7% de mieux au premier semestre, contre 3,8% pour leurs cousins équilibrés et 4,68% pour les offensifs.

Du côté des produits de taux, les sicav obligataires ont fait mieux que les monétaires, mais d'une courte tête seulement (+ 1,5% en six mois contre + 0,91% pour les produits euro). Signe que les tensions sur les taux ont grignoté les performances. Ce sont d'ailleurs les sicav obligations à taux variable qui arrivent en tête des classements : CDC Inflation de CDC Ixis a gagné 3,68% en six mois, CA-AM Obligations du Crédit agricole 3,63% et CLAM Euro Inflation du Crédit lyonnais, 3,56%.


Les produits actions occupent donc le haut du classement. Mais rares sont ceux à afficher une performance à deux chiffres. La moyenne des performances des OPCVM actions se tient dans un mouchoir de poche : euro, Europe, Etats-Unis, internationales... Quelle que soit la zone, les performances s'échelonnent entre 4 et 6% depuis le début de l'année. Ceux qui ont investi sur les titres français s'en sortent mieux, puisque les OPCVM actions françaises ont gagné en moyenne 8% en six mois !


La bonne performance de la catégorie actions Asie-Pacifique (+ 9,4%) masque, quant à elle, de fortes disparités. Les OPCVM investis sur le Japon arrivent en tête : le premier, Essor Japon Opportunité (Banque Martin Maurel), a bondi de 41%, et une dizaine d'autres sociétés de gestion obtiennent des performances supérieures à 19%. Mais les fonds Asie hors Japon ont souffert du coup de torchon sur les actions chinoises.

Franche déception enfin pour les sicav et fonds spécialisés sur l'or et les matières premières, dont la performance est négative sur six mois. «Les actions du secteur avaient anticipé la hausse des prix des matières premières et elles ont reculé au premier semestre», explique Bernard Descreux. Il estime que ces produits risquent d'être chahutés à court terme mais restent intéressants à moyen-long terme.

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Location d'une voiture : des tarifs à la carte

Vous avez besoin d'une voiture sur votre lieu de vacances et vous ne voulez pas faire le trajet avec la vôtre. Pas de problème, l'offre de véhicules de location est pléthorique et vous n'avez souvent pas besoin de la réserver longtemps à l'avance. Par exemple, quelques jours pour un départ en week-end suffisent. En revanche, pour les vacances, il est préférable de réserver au moins huit jours avant.


Les tarifs varient en fonction du type de véhicule, de la date et de la durée de la location. Mais les loueurs pratiquent de plus en plus le «yield management». «Cela signifie qu'il n'y a plus de tarif de référence. Le montant de la location varie en fonction de l'offre et de la demande. N'hésitez donc pas à interroger plusieurs loueurs», recommande Frédéric Leurent, responsable marketing de Budget qui va le proposer en septembre.


Dans la pratique, vous paierez plus ou moins cher selon la date de réservation et celle de départ. Par exemple, pour une location du 17 au 24 juillet, vous paierez chez Avis 249 € au lieu du tarif habituel de 265 €


Autre élément important de la location : le kilométrage. La plupart des loueurs limitent ce dernier. Au-delà du forfait (généralement 250 km par jour), le kilomètre supplémentaire est payant : 0,20 € TTC chez ADA, 0,30 € chez Budget et 0,35 € chez Avis et Europcar. Cependant, si votre séjour est gourmand question distance, vous pouvez quand même trouver des offres à kilométrage illimité, à des prix «raisonnables» notamment en surfant sur Internet. Par exemple, chez www.ebookers.fr, il en coûte 251 € pour la location d'une Opel Corsa (catégorie B) durant 7 jours, en juillet. En général, d'ailleurs, la location sur Internet revient un peu moins cher.


Question assurances, le tarif comprend au moins une garantie dommages et vol du véhicule mais avec une franchise (500 € chez Europcar et Avis en cas d'accident et 700 € en cas de vol).

Celles-ci peuvent cependant être «rachetées», soit par le biais d'une assurance complémentaire (9,70 € chez Avis, par exemple) ou si vous payez avec une carte haut de gamme. En cas de vol ou d'accident, le loueur va généralement encaisser le montant de la franchise, qui vous sera remboursée, ultérieurement, par la banque.


Pour fidéliser le client, il existe une panoplie de cartes offrant généralement des réductions de tarif (5 à 30%) moyennant une cotisation annuelle. Par exemple, la carte Max (45 €) chez Budget ou la carte Senior (55 €) chez Avis permettent de réduire de 30% le tarif week-end et de 15% celui de la semaine. Ces cartes s'adressent essentiellement aux habitués de la location.


De même, les partenariats passés : avec des hôtels et des compagnies aériennes pour Europcar et Budget, avec la SNCF pour Avis, permettent d'obtenir des réductions et autres «avantages». Par exemple, attribution de points de fidélité avec Europcar, et prise de possession du véhicule à n'importe quel moment avec Avis. Par exemple, si l'agence est fermée, le contrat et les clés sont remis par un agent de la SNCF.


Une fois votre choix arrêté, vous pouvez prendre possession du véhicule à l'agence, dans une gare ou un aéroport. Vous devrez très souvent le rendre au même endroit. Si vous souhaitez l'abandonner ailleurs, cette faculté est considérée comme un service supplémentaire et est très souvent payante. Vérifiez donc ce point.

De même, si vous êtes obligé d'annuler une réservation prépayée, ce n'est pas toujours gratuit.

Ainsi, Europcar annule sans frais une réservation réalisée 14 jours ouvrés avant le départ mais facture 5% de frais lorsque celle-ci a lieu 2 jours avant le départ et 10% pour un délai encore plus court.

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Les prix de l'ancien ont progressé.

S'ils constatent que le marché immobilier de l'ancien a une fois de plus déjoué tous les pronostics qui prévoyaient une stabilisation des prix, les notaires parisiens reconnaissent que «la grande menace susceptible de casser le ressort de la croissance réside dans la poursuite de la hausse des prix». Ajoutée à cela, l'augmentation des taux d'intérêt «ne manquerait pas de désolvabiliser des pans entiers d'accédants à la propriété», préviennent-ils.


«La pause des prix sera-t-elle enfin au rendez-vous dans les prochains mois ? On ne peut que l'espérer. Il en va de la fluidité du marché immobilier francilien, et ce faisant, du dynamisme de ce secteur d'activité», explique Me Christian Pisani, président de la Chambre des notaires de Paris. En tout état de cause et contrairement aux prévisions établies par les professionnels de l'immobilier, les prix ont poursuivi leur envolée au premier trimestre 2013.


Selon l'indice Notaires-Insee, les prix des appartements anciens ont ainsi progressé, d'un trimestre sur l'autre, de 3,1 à 3,8% en fonction des départements. Sur un an, la hausse atteint 12,3% à Paris à 4 139 euros le mètre carré, 13,9% dans les Hauts-de-Seine (3 108 €/m2), 15,9% à Saint-Denis (1 708 €/m2), et jusqu'à 16,6% dans le Val-de-Marne (2 439 €/m2) !


Le VIe arrondissement pa risien reste indétrônable (6 446 €/m2), suivi de près par le VIIe arrondissement (6 062 €/m2), dont le prix moyen est resté étale en var iation annuelle. A l'opposé, le XIXe arrondissement reste le moins cher de Paris (2 908 €/m2), suivi pour la première fois par le XVIIIe (3 261 €/m2). Le XXe arrondissement, quant à lui, a vu ses prix flamber de 19,8% à 3 332 €/m2. A noter que la plus forte progression a été enregistrée dans le XIIe arrondissement, où les prix se sont envolés de 20,4% à 4 050 euros le mètre carré !


Dans les départements de la petite couronne, les villes de Pantin (2 096 €/m2) et de Montreuil (2 057 €/m2) ont franchi des records avec des hausses respectives de 32% et 31,3%. Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret et Vincennes ne sont pas en reste. Leurs prix dépassent désormais 3 400 euros le mètre carré, se rapprochant insensiblement de ceux des XIe et XIIIe arrondissements de Paris. Faute de pouvoir investir dans la capitale, les ménages continuent de se tourner vers les communes plus lointaines et donc plus accessibles. Ce qui, mécaniquement, a pour effet de faire monter les prix.


Le volume des transactions, quant à lui, a continué de croître au cours du premier trimestre. Tous biens confondus, les ventes à Paris et dans les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Saint-Denis, Val-de-Marne) ont ainsi progressé de 5,4% au premier trimestre, à 33 210 unités contre 31 499 au premier trimestre 2003. «Cette augmentation globale des transactions masque toutefois des disparités entre le marché des appartements qui affiche des hausses dans le neuf comme dans l'ancien, et celui des maisons individuelles (NDLR : – 22,8% dans le neuf, – 7,8% dans l'ancien)», remarquent les notaires parisiens.


La vitalité du marché immobilier francilien peut, selon la Chambre des notaires de Paris, trouver une explication dans la conjonction de trois facteurs. Tout d'abord, une forte pression de la demande émanant des ménages franciliens qui, en cherchant à satisfaire des besoins en logements encore importants, ont anticipé une hausse prévisible quoique modérée des taux de crédits immobiliers.

Elle s'explique également par une situation économique incertaine qui incite désormais de nombreux épargnants en quête de sécurité à se détourner tout à la fois des placements peu rémunérateurs et des valeurs mobilières particulièrement volatiles, pour trouver refuge dans l'investissement immobilier.


Enfin, elle réside dans l'évolution préoccupante des pensions de retraite qui pousse toujours plus de ménages à accéder à la propriété et à se constituer un patrimoine immobilier qui leur permettra, à l'âge de la retraite, d'économiser le montant d'un loyer.

Contrairement à ce que prévoient nombre d'agents immobiliers qui disent constater une stagnation des prix dans certains quartiers de Paris, les notaires parisiens indiquent que le dynamisme des transactions constaté au début de l'année «ne semble pas devoir fléchir au deuxième trimestre». «Les tendances relevées dans les études notariales font état d'une progression du nombre de ventes, qui est d'ailleurs plus forte en mai qu'en avril», constatent-ils.

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