03/11/2013

Le changement climatique en débat.

Quel est l'avenir climatique du vaisseau Terre ? 350 scientifiques et responsables gouvernementaux participent à la vingtième réunion plénière du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec, IPCC en anglais) qui se tient pour la première fois à Paris, au siège de l'Unesco. Au menu : la préparation du quatrième rapport d'évaluation sur le changement climatique. Ce document mettra notamment l'accent sur les incidences régionales du changement climatique prédit par le Giec.

Il y a deux ans, dans son précédent rapport, le Giec prévoyait une augmentation de la température moyenne du globe comprise entre 1,4 et 5,8 °C en 2100 par rapport à son niveau de 1990, et une élévation du niveau de la mer de 9 à 88 centimètres sur la même période. Avec à la clé des conséquences «irréversibles» pour la santé publique, l'économie et l'environnement. En outre, cette institution onusienne, qui ne conduit pas elle-même de recherches mais s'appuie sur les travaux de milliers de scientifiques à travers le monde, affirmait avoir établi un lien entre le réchauffement des cinquante dernières années et les rejets de gaz à effet de serre (gaz carbonique ou CO2, méthane, etc.).
«militants de la planète» rassemblés devant lui. «Le rôle du scientifique est d'éclairer les choix du politique et de l'alerter pour que l'irréversible ne soit jamais atteint, a-t-il déclaré. Grâce à vos travaux, menés en toute indépendance, la question du changement climatique est l'un des rares domaines où les gouvernements peuvent s'appuyer sur une analyse scientifique consensuelle.»

Consensuelle mais pas unanime. Yves Lenoir, chercheur à l'École nationale supérieure des mines de Paris, fustige la «machinerie climatocratique» du Giec et critique ses prédictions «entachées de graves incertitudes». Pour ce scientifique, d'autres paramètres comme le cycle de l'eau ou les variations de l'activité solaire doivent être mieux pris en compte si l'on veut prédire de manière satisfaisante l'évolution du climat à long terme. Surtout, Yves Lenoir refuse de céder au catastrophisme ambiant. Il n'est pas le seul. «La Terre se réchauffe, et alors ?», lançait en septembre 2001, lors de la 4e conférence internationale sur le cycle global de l'énergie et de l'eau (Gewex), Pierre Morel, chercheur à l'université du Maryland (États-Unis) et ancien directeur du programme mondial de recherche sur le climat, entre 1982 et 1994 (1). Il est un fait qu'au cours des derniers millénaires, l'humanité a davantage pâti des périodes de refroidissement, synonymes de famines et d'hécatombes effroyables, que des périodes chaudes, qui correspondent toutes à des âges d'or (néolithique, première moitié du Moyen Age).

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Dans ces conditions faut-il restreindre les rejets de gaz à effet de serre comme le prévoit le protocole de Kyoto (1997) soutenu par les Européens en général et la France en particulier ? Ou bien faut-il miser sur des solutions technologiques comme le «piégeage» du CO2 prôné par les États-Unis et les pays qui refusent de ratifier ledit protocole ?

Vers des pluies plus intenses en Europe


Le changement climatique pourrait entraîner des pluies plus intenses dans certaines parties de l'Europe pendant l'été à l'avenir, avec un risque accru d'inondations, en dépit d'une tendance générale à la sécheresse. Tel est ce qui ressort d'une étude parue ce matin dans la revue scientifique Nature. Deux chercheurs de l'institut météorologique danois, Jens et Ole Christensen, ont utilisé un logiciel de modélisation du climat européen à haute définition et l'ont fait travailler sur deux scénarios de hausse des températures du Groupe intergouvernemental de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec, ou IPCC en anglais). Le Giec table sur une hausse moyenne des températures comprise entre 1,4 et 5,8 degrés à l'horizon 2100 par rapport à 1990. Le logiciel a étudié l'impact des deux scénarios sur les épisodes de pluies intenses qui peuvent affecter l'Europe de juillet à septembre. A l'instar des inondations catastrophiques de l'Oder en 1997, de l'Elbe et du bassin du Rhône qui sont intervenues l'été dernier. Selon les deux chercheurs, «le réchauffement climatique causé par les concentrations de CO2 émises par les activités humaines peut se traduire par des précipitations accrues l'été sur de larges parties de l'Europe». A noter que les précipitations sont plus intenses dans le scénario le plus chaud, ce qui peut s'expliquer, selon eux, par le fait que l'atmosphère contiendra davantage d'humidité dans un climat plus chaud.

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Stabilisation des marchés.

Hier, les marchés américains ont limité la casse. Après avoir débuté en hausse significative, les indices ont vu leurs gains se réduire tout au long de la séance. A la clôture, le Nasdaq et le S&P 500 enregistraient un très léger gain respectivement.
Aujourd'hui, un seul indicateur économique est attendu dans le courant de l'après-midi, les stocks de gros du mois de février.
L'évolution dans le vert des futures permet d'anticiper une ouverture positive de Wall Street, avec des indices légèrement positifs à 15h00 (heure française).
Contre toute attente, les commandes de biens durables sont reparties à la hausse, prenant à contrepied le consensus des économistes, ce qui pourrait être un signal d'un début de reprise des investissements des entreprises.

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Le Département du commerce américain a fait état d'un rebond de 2% des commandes de biens durables, à 173,6 milliards de dollars. Ce rebond fait suite à la baisse de 1,5% enregistrée en février. Hors véhicules de transport, les commandes ont progressé de 1,8% tandis qu'hors équipement de défense, elles ont augmenté de 1,3%. La hausse des ventes de véhicules induit la hausse des cours du platine, ce métal étant le principale composant des pots d’échappement catalytiques.
Cette hausse des commandes a largement dépassé le consensus des économistes. Ceux-ci tablaient sur un recul de 1%.
Les prix à la production en Allemagne ont augmenté très légèrement de 0,1% selon l'Office des statistiques allemand (Destatis). Les économistes tablaient sur des prix inchangés sur un mois et en progression de 1,5% sur un an.

Une fois de plus, la progression des prix a été influencée par le renchérissement des produits énergétiques. Hors énergie, l'augmentation des prix à la production se ramène à 0,7% sur un an. 

Du côté des valeurs à suivre :

- Microchip Technology : le fabricant de semiconducteurs a fait, pour la deuxième fois en l'espace de trois semaines, un profit warning sur ses résultats du quatrième trimestre, qui devraient être inférieurs aux attentes du fait d'un ralentissement de l'activité.

- Office Depot : la chaîne de magasins pour matériel de bureau, qui veut renforcer sa pénétration en Europe, a fait une proposition de rachat de son concurrent Guilbert, filiale de PPR, pour 868,8 millions de dollars.

- AMR : les leaders des syndicats du transporteur aérien vont renégocier les concessions salariales qu'ils avaient faites à la direction du groupe du fait de l'opposition des salariés. Ces concessions avaient pour but de permettre à AMR d'éviter la faillite.

- RF Micro Devices : le fabricant de semiconducteurs pour la technologie sans fil a déclaré que la demande pour ses produits les plus rentables a été moins importante que prévu au quatrième trimestre. De ce fait, le groupe anticipe des pertes supérieures aux prévisions même après avoir revu à la hausse son chiffre d'affaires.

Après une courte incursion en territoire négatif en milieu de matinée, la Bourse de Londres a repris le chemin de la hausse vendredi à la mi-journée, se stabilisant après deux séances consécutives de baisse qui l'ont vu s'éloigner de l'important seuil psychologique des 4000 points, franchi mardi pour la première fois en clôture depuis le 6 janvier dernier.

Le FTSE100 progresse actuellement de 0,37à 3943,3 points.

Sur le plan statistique, l'Office de la statistique nationale (ONS) a indiqué ce matin que la production industrielle britannique était repartie à la baiss, enregistrant un repli de 0,8% en données corrigées des variations saisonnières (CVS). En rythme annuel, le repli ressort 0,9%, supérieur ici aussi aux attentes des analystes. La production manufacturière a pour sa part reculé de 0,4% et de 1% sur un an. Les attentes des analystes sont ici aussi dépassées. Ces chiffres, peu encourageants, sont dévoilés au lendemain de la décision de la Banque d'Angleterre de ne pas modifier le dispositif de sa politique monétaire.

A l'exception de Abbey National (-0,85%), les valeurs bancaires sont bien orientées, à l'image de Lloyds (+0,1%), Royal Bank of Scotland (+0,6%), Barclays (+0,8%), Standard & Chartered Bank (+1,3%) et HSBC (+1,5%). HBoS prend pour sa part 1,3% après avoir déposé une offre de 1,05 milliard de dollars australiens sur les minoritaires de Bank of Western Australia dans laquelle il détient déjà une participation de 57%. HBoS propose 4,25 dollars australien pour chacune des actions de sa proie, soit une prime de 57 cents sur le cours de clôture d'hier.

International Power est parvenu à un accord avec ses créanciers américains pour éviter de se retrouver en défaut de paiement sur des emprunts contractés pour financer la construction d'usines aux Etats-Unis. Son action progresse de 2,4%.

Le groupe de gestion d'aéroports BAA a pour sa part indiqué que le trafic dans les principaux aéroports britanniques avait progressé de 1,6% pour un total de 9,9 millions de passagers. Sur deux mois, le trafic a reculé de 0,8%. Le titre BAA se replie légèrement de0,3%

 

Anexe 1: Liste des principaux fabricants de semi-conducteurs

Classement 2011

 

Rang
2011
Rang
2010
Société Nationalité/localisation Chiffre
d'affaires
(Million
de $
USD)
2011/2010 Part de
marché
1 1 Intel Corporation(1) Drapeau des États-Unis États-Unis 49 685 +23,0 % 15,9 %
2 2 Samsung Electronics Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 29 242 +3,0 % 9,3 %
3 4 Texas Instruments(2) Drapeau des États-Unis États-Unis 14 081 +8,4 % 4,5 %
4 3 Toshiba Semiconductors Drapeau du Japon Japon 13 362 +2,7 % 4,3 %
5 5 Renesas Technology Drapeau du Japon Japon 11 153 -6,2 % 3,6 %
6 9 Qualcomm(3) Drapeau des États-Unis États-Unis 10 080 +39,9 % 3,2 %
7 7 STMicroelectronics Drapeau de la France FranceDrapeau de l'Italie Italie 9 792 -5,4 % 3,1 %
8 6 Hynix Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 8 911 -14,2 % 2,8 %
9 8 Micron Technology Drapeau des États-Unis États-Unis 7 344 -17,3 % 2,3 %
10 10 Broadcom Drapeau des États-Unis États-Unis 7 153 +7,0 % 2,3 %
11 12 Advanced Micro Devices Drapeau des États-Unis États-Unis 6 483 +2,2 % 2,1 %
12 13 Infineon Technologies Drapeau de l'Allemagne Allemagne 5 403 -14,5 % 1,7 %
13 14 Sony Drapeau du Japon Japon 5 153 -1,4 % 1,6 %
14 16 Freescale Semiconductor Drapeau des États-Unis États-Unis 4 465 +2,5 % 1,4 %
15 11 Elpida Memory Drapeau du Japon Japon 3 854 -40,2 % 1,2 %
16 17 NXP Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 3 838 -4,7 % 1,2 %
17 20 NVIDIA Drapeau des États-Unis États-Unis 3 672 +14,9 % 1,2 %
18 18 Marvell Technology Group Drapeau des États-Unis États-Unis 3 448 -4,4 % 1,1 %
19 26 ON Semiconductor(4) Drapeau des États-Unis États-Unis 3 423 +49,4 % 1,1 %
20 15 Panasonic Corporation Drapeau du Japon Japon 3 365 -32,0 % 1,1 %
Top 20 203 907 3,5 % 65,2 %
Toutes les autres entreprises 108 882 -1,1 % 34,8 %
TOTAL 312 789 1,9 % 100,0 %

Annexe 2: la production mondiale de platine:

Pays Tonnes  % du total
Afrique du Sud 148,3 75,8
Russie 29,6 15,1
Canada 7,4 3,8
Zimbabwe 4,4 2,2
États-Unis 4,1 2,1
Total 5 pays 193,8 99,0
Total monde 195,7 100,0

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Islande, des jours sans fin.

Dans quelques semaines, le miracle et la magie des nuits blanches vont être célébrés le long des fjords et dans les villages de pêcheurs d'Islande...

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Le temps semble suspendu. Le crépuscule s’éternise et le soleil roule sur la ligne d’horizon. S’il disparaît, c’est juste derrière et sa lumière reste en suspens, laiteuse, avec des reflets verts, roses, orangés qui ne dessinent aucune ombre. Le vent est tombé, les oiseaux dorment, le silence s’impose. Il est minuit en Islande. Le pays sort transfiguré de ces quelques heures blanches.

Les noctambules désertent les bars et les boîtes de Reykjavik. Familles et bandes de copains filent sur les côtes ou dans l’arrière-pays. C’est le temps de la nature retrouvée, des balades romantiques sous le ciel pâle, du retour aux pratiques païennes.

La nuit de la Saint-Jean (24 juin), on se baigne nu dans la rosée de la péninsule de Snaefellsnes afin de gagner une éternelle jouvence. Les jeunes filles cueillent sept fleurs différentes au pied du volcan et les glissent sous leur oreiller en rêvant à leur futur époux. C’est aussi le temps des elfes, ces personnages hérités des légendes celtiques. Beaux et puissants, ils n’aiment guère être offensés au point d’entraîner les audacieux dans leurs chaos de rochers. L’enfer, en somme.

Nombre d’Islandais croient fermement à leur existence. « Mais seuls les plus clairvoyants peuvent les voir. Les elfes qui hantaient la région de Reykjavik ont fui l’agitation de la ville, précisent les initiés. Ils se sont réfugiés autour d’Hafnarfjördur et dans les fjords de l’ouest. » Fidélité aux traditions ou soif de merveilleux, nombre d’habitants de la capitale vont passer leurs nuits blanches sur les bords du Breidafjördur, en quête de ces « elfes joyeux » qui, selon Victor Hugo, « dansent sur la plaine ». Nuits magiques, nuits miraculeuses.

Début juillet, elles durent trois heures à Reykjavik et quatre-vingt-dix minutes à Akureyri. La zone arctique les ignore. De mi-juin à mi-juillet, le soleil brille à minuit avec une sorte de provocation du côté d’Isafjördur et sur la minuscule île de Grimsey. L’Islande ne cesse de jouer les ensorceleuses.

Carnet de pistes
Nous avons sélectionné huit itinéraires découvrant volcans, fjords, villages de pêcheurs, pour une journée comme pour la semaine... Ils s’effectuent individuellement au volant d’un 4 x 4 de location. Ou bien en groupe accompagné comme l’organisent alors les tour-opérateurs spécialistes du voyage en Islande.

Bain chaud au Blue Lagoon (Une journée en bus ou voiture, à 42 km de Reykjavik.)
Les Islandais combinent les vertus de la détente avec la convivialité du bar dans des piscines géothermales. Alimentées par des sources chaudes, elles accueillent tout le monde, sans distinction de statut social, d’âge ou de sexe. Le ministre côtoie l’instituteur, le pêcheur et le musicien et devise paisiblement des affaires du jour. Chaque agglomération possède la sienne, mais la plus spectaculaire se trouve à 40 minutes de Reykjavik, au coeur d’un désert proprement lunaire. Le Blue Lagoon est une immense pièce d’eau turquoise, couronnée de vapeurs fantomatiques dont les contours se perdent dans la brume.
Depuis l’établissement thermal aménagé sur ses rives avec boutiques et restaurant, le visiteur s’enfonce doucement dans ces eaux chargées de sels minéraux et de boues siliceuses captées à 70 C, rafraîchies à 39 C, que des algues bleu-vert colorent de teintes irréelles. Parvenu à des petits bassins circulaires appelés « hot spots », chacun s’installe sur des banquettes sous-marines aux côtés d’inconnus avec lesquels s’engage vite la conversation.
La magie tellurique opère, balayée par les vapeurs qui mettent vite la tête dans les nuages. Entrée : 10 € (tél. : 00 354 420.88.00).

Le volcan de Jules Verne (Deux jours, 420 km en voiture.)
Trois heures de route depuis Reykjavik et voilà que surgit, au bout de la péninsule de Snaefellsnes, un volcan majestueux couronné d’un glacier immaculé. C’est le Snaefellsjôkull, la montagne magique du roman de Jules Verne, Voyage au centre de la terre. Ses héros glissèrent par un étroit goulet jusqu’au coeur de notre globe avant de ressortir par la gueule d’un volcan italien, le Stromboli. On peut traverser sans risque les coulées de lave couvertes de mousses et de lichens qui glissent en cascade vers l’océan, continuer vers les plages de galets noirs de Djupalonsandur, détailler le jeu des oiseaux de mer sur les falaises d’orgues basaltiques du délicieux petit port d’Arnarstapi.
Et, près d’Hellissandur, face au grand large, savourer l’hospitalité de l’hôtel Edda. La chambre double avec bain, 115 € (tél. : 00 354 430.86.00).

Fjords de l’ouest et villages de pêcheurs (Cinq jours, 985 km en voiture.)
Des fjords gigantesques, des ports de pêche colorés comme des dessins d’enfants, des solitudes austères balayées par le grand souffle de l’océan glacial. La péninsule des fjords du nord-ouest conserve intacte, l’âme de l’Islande. Première étape, le pittoresque port de Stykkisholmur. D’ici partent les mini-croisières qui suivent les ébats des fameuses baleines bleues du Gulf Stream. Passer la nuit dans le charmant hôtel Stykkisholmur qui affiche ses chambres doubles à 124 € (tél. : 00 354 430.21.00). Le lendemain, embarquer sur un ferry de la Baldur (tél. : 00 354 438.14.50) qui mène en trois heures de traversée jusqu’au port de Brianslaekur. Un crochet s’impose pour découvrir, 100 km à l’ouest, les millions de macareux moines qui nichent et piaillent sur la vertigineuse falaise de Latrababjarg. La route du grand nord reprend jusqu’au port d’Isafjördur, caché au fond d’un fjord grandiose. Le bel hôtel du même nom accueille pour 162 € en chambre double (tél. : 00 354 456.41.11). Encore une journée grisante au long de fjords follement découpés et dernière nuit à Holmavik (Guesthouse Borgarbraut, 43 € la double au confort simple, tél. : 00 354 451.31.36), étape fameuse pour son musée de la sorcellerie et son café Riis qui sert d’admirables poissons pour moins de 20 € (tél. : 00 354 451.34.67).

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